Le groupe Karkwa a publié sa chanson «La vague perdue» enregistrée pour le film «La peur de l’eau» de Gabriel Pelletier.
Au salon du livre de Montréal
18 novembre 2011Je serai présent au salon du livre de Montréal, au kiosque des éditions de la courte échelle, samedi le 19 novembre de 16h à 17h30 et dimanche le 20 de 13h30 à 15 h.
«On finit toujours par payer»: nouvelle édition
15 novembre 2011On finit toujours par payer, première enquête du sergent André Surprenant parue en 2003, entreprend sa quatrième vie.
D’ici peu, une édition grand format soulignera la sortie de l’adaptation cinématographique du réalisateur Gabriel Pelletier, intitulée La peur de l’eau.
19 octobre 2001. Rosalie Richard, 18 ans, fille du maire de Havre-aux-Maisons, est retrouvée étranglée et violée au pied d’une falaise aux Îles-de-la-Madeleine. André Surprenant, sergent-enquêteur à l’escouade de la SQ de Cap-aux-Meules, mène son enquête malgré la présence du sergent Gingras, dépêché du continent. Il découvre bientôt que la scène du meurtre a été soigneusement montée et part, en compagnie de Geneviève Savoie, une jeune agente dont il est secrètement amoureux, à la recherche du metteur en scène.
Le trésor de Brion: le chouchou de la famille
9 novembre 2011Les écrivains entretiennent avec leurs livres des relations variables. Certains en parlent avec détachement, presque avec haine, comme de fardeaux dont ils doivent se séparer au plus vite pour aller au devant de nouvelles créations. D’autres couvent leurs rejetons d’un amour exclusif, quasi fusionnel, chaque livre étant devenu un jalon incontournable de leur existence.
Entre ces deux attitudes opposées, tous les cas de figure sont possibles. Dans mon cas, mes productions dépassant à peine la douzaine, je peux encore les considérer comme les rejetons d’une famille nombreuse, mais pas encore démesurée.
Je suis plutôt sévère avec mes rejetons, leur trouvant souvent plus de défauts que de qualités. Je fais aujourd’hui une exception. Dans cette trâlée, j’avoue avoir un chouchou : Le trésor de Brion.
Ce n’est pas que je n’aime pas les autres, mais ce roman d’aventures, écrit rapidement, sans prétention, en 1994, occupe une place particulière dans mon cœur.
Il s’adressait à l’origine à un public adolescent. Le héros, Guillaume Cormier, 17 ans, vit une expérience initiatique, une double chasse au trésor et à l’amour, aux Îles-de-la-Madeleine. Pour l’écrire, je me suis inspiré de mes lectures de jeunesse, de Tintin à Stevenson, mais aussi d’autres classiques de marine, le merveilleux Moonfleet de John Meade Falkner, les romans de Loti et de Conrad, l’histoire et les légendes madeliniennes, sans compter divers ouvrages sur les flibustiers.
Cette aventure, contemporaine mais plongeant, comme il se doit, ses racines aussi loin que le dix-huitième siècle, me remet toujours en contact avec mes premières émotions de lecteur. Pour paraphraser un passage de La lune rouge, je pourrais écrire que, en littérature comme en amour, rien ne remplace l’insouciance. Ce roman d’aventures, écrit pour me divertir, avec une âme de quatorze ans, est peut-être ce que j’ai produit de meilleur.
Surprenant à «Œuvres de chair» samedi le 22
19 octobre 2011Samedi le 22 octobre, je participerai en compagnie d’une vingtaine d’écrivains à l’événement Œuvres de chair, dans le cadre du festival Québec en toutes lettres.
L’evenement se tiendra à l’hôtel Pur, au 395 de la Couronne, et sera constitué de deux segments.
Dès 19 heures, le premier, Tentative de séduction, consistera en une sorte de speed-dating littéraire, l’écrivain devant transmettre sa passion pour une œuvre en cinq minutes.
A partir de 21 heures, les visiteurs seront conviés a des Rendez-vous clandestins, des rencontres de type blind-date avec des auteurs dans des chambres.
Le sergent André Surprenant m’a assuré qu’il participerait a l’aventure.
Paris appartient à tout le monde
28 septembre 2011Je marchais avant-hier le long du canal Saint-Martin, dans ce dixième arrondissement qui devient à la mode. Quais de pierre usés, arrondis, eau verte qui évoque les romans de Simenon, façades étroites, multicolores, lançant vers la rue de petits commerces, des cafés d’habitués, écluses et ponts tournants…
J’évoluais dans un décor dont je reconnaissais les poncifs. Dans l’imaginaire mondial (tout au moins occidental), en littérature et au cinéma, Paris n’a que deux véritables rivales: Londres et New-York. Londres est discrète et New-York est toute jeune. Je suis un Québécois francophone et j’ai la tête farcie de fiction: je ne suis jamais moi-même sur les bords de la Seine. Je suis dans Dumas, Balzac, Verlaine, Zola, Druon, Vian, Sagan, Simenon, Beauvoir, dans Carné, Lelouch, Jeunet, sans parler de la chanson.
Les grandes capitales appartiennent à leur pays mais aussi au monde. Elles constituent une sorte d’espace mitoyen, que leurs habitants doivent partager, avec plus ou moins de grâce, avec les visiteurs. Les Parisiens ont longtemps traîné la réputation d’être désagréables. Ce ne doit pas être toujours évident de vivre sur un plateau de cinéma surpeuplé, moteur économique d’une mosaïque moderne. D’où, peut-être, cette nécessité de découper l’espace en unités vivables, cafés, commerces de proximité, arrondissements.
Escapade à Paris
24 septembre 2011Je m’embarque pour Paris, où je passerai la prochaine semaine.
Je n’y ai pas mis les pieds depuis 2005, lors de la tournée auprès des lecteurs de l’Association France-Québec.
Chaque fois que j’y remets les pieds, je ne peux m’empêcher de penser à Balzac, en mémoire de mon premier voyage, en 1974. Je lisais «Illusions perdues». J’ai peu fréquenté le romancier de la Comédie Humaine depuis, mais Paris lui colle à la semelle.
Au cours du même voyage, j’avais fait le pèlerinage d’Étretat, pour voir le fameux rocher qui avait inspiré «L’aiguille creuse» à Maurice Leblanc.
«La peur de l’eau», adapté de «On finit toujours par payer», sur les écrans en janvier 2012.
17 septembre 2011«La peur de l’eau», du réalisateur Gabriel Pelletier, sera lancé en janvier 2012.
Produit par Nicole Robert de Go Films, le long métrage a été tourné en majeure partie aux Îles-de-la-Madeleine en automne 2010. Il met en vedette, dans le rôle du sergent André Surprenant, Pierre-François Legendre. La distribution comprend Sandrine Bisson, Pascale Bussières, Isabelle Cyr, Normand D’Amour, Paul Doucet, Maxime Dumontier, Alexandre Goyette, Germain Houde, Michel Laperrière, Sylvain Vigneau et enfin Stéphanie Lapointe dans le rôle de Rosalie.
La musique est de Laurent Eyquem. Le groupe Karkwa a aussi participé à la trame sonore.
Le film sera distribué par Remstar.
Pour plus d’information:
http://www.facebook.com/Peurdeleau
Décalages
20 juillet 2011Au retour d’un voyage de trois mois, le décalage horaire est beaucoup plus facile à gérer que le décalage du regard. On retrouve ses proches, sa maison, mais on a perdu son horizon mental. De la navigation hauturière, on passe au cabotage quotidien, avec son lot d’obligations. Il faut repeindre les cadres de fenêtre, décaper la porte d’entrée, payer les comptes, aller remplir les bonbonnes de propane et reprendre le travail.
Le manuscrit sur lequel on a travaillé en Espagne, en France et à Istanboul, et qu’on n’a pas lu depuis des semaines, attend une avant-dernière mise à niveau.
On jongle avec l’idée de reprendre et d’achever – finalement – cette histoire qui mène un de ses alter ego en Irlande.
On se dira que ça attendra la fin des chaleurs.
Je suis un nécessaire Wisigoth
10 juin 2011Rome – est-il besoin de le rappeler? – est la Ville Éternelle.
Qui plus est, tous les chemins y mènent.
Aussi je ne suis guère surpris de m’y retrouver pour la troisième ou la quatrième fois, je ne suis pas certain, cette fois, décalage décisif, après vingt-huit ans de négligence.
Est-ce la maturité, cette engeance si trompeuse? J’ai presque l’impression de la voir pour de vrai, pour la première fois. Ce qui me frappe, c’est le côté tortue. Rome vit sous une carapace épaisse, d’où elle se permet d’observer en dilettante le flot des envahisseurs.
Rome, capitale de l’empire romain, puis siège des papes, puis capitale de la république italienne, a toujours envahi. Elle prétend toujours, d’une certaine façon, au titre de «Capitus Mundi». Pourtant, Rome a toujours été envahie. Par différentes hordes de barbares, à partir du Ve siècle, Vandales, Wisigoths et tutti quanti, puis par différents peuples, dont les Français pas plus tard qu’au XIXe, les Allemands et les Alliés au XXe.
Rome a toujours survécu miraculeusement, intégrant dans sa toile les reliefs de ces divers avatars, si bien qu’aujourd’hui la ville est une courtepointe d’éléments qui s’étalent sur vingt-cinq siècles.
Rome est aussi, beauté oblige, une des villes les plus visitées sur la planète. Curieusement, cela se passe assez bien. Les Romains, peuple marchand et éminemment pratique, ont depuis longtemps compris qu’ils ont besoin de la manne de ces bénins et nécessaires Wisigoths, qui ne menacent en rien la survie de leur carapace millénaire.
Publié par jeanlemieux 