Le dernier Brunetti: l’homme de la lagune

9 septembre 2017

«Earthly remains», le dernier roman de Donna Leon, nous présente un Guido Brunetti quelque peu différent, plus introspectif. Sans parler d’une rupture avec les livres précédents, ce polar nous entraîne dans une intrigue lente, simple, mais pleine de justesse psychologique.

Le tout débute par une scène dans laquelle Brunetti choisit instinctivement de prendre ses distances avec son travail de policier. Peut-être fatigué, il obtiendra un congé de quelques semaines pendant lesquelles il ira se ressourcer sur l’île de Sant’Erasmo, dans la lagune vénitienne. Là-bas, il se liera d’amitié avec un veuf, gardien de maison et apiculteur à temps partiel, avec qui il partira en canot à rames, plusieurs jours d’affilée, sur la lagune.

Les abeilles meurent, comme partout sur la planète. Le veuf mourra aussi, dans des circonstances troubles. Suicide ou homicide? Brunetti, bien qu’officiellement en congé, tentera d’en savoir plus sur cet homme qui conversait chaque semaine avec son épouse décédée et s’accusait de tous les maux de la terre, aux sens propre et figuré.

Dans ce livre où Paola est moins présente, Brunetti nous apparaît de plus en plus comme un policier philosophe en fin de carrière. Il est à souhaiter que Donna Leon, à près de 75 ans, n’ait pas décidé de prendre ses distances avec son magnifique travail de romancière.


«Le fil de la vie» deviendra un album graphique à la courte échelle

2 septembre 2017

Le fil de la vie, quatrième roman de la série FX Bellavance, paraîtra cet hiver sous forme de roman graphique aux éditions de la courte échelle.

Le texte sera illustré et revampé par Sophie Casson, la «maman» originale du personnage.

Le livre s’était vu décerner le Prix de création littéraire de la ville de Québec et du Salon international du livre de Québec, catégorie jeunesse, en 2005.

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Nouvelle édition pour «La Cousine des États»

1 septembre 2017

«La Cousine des États», roman jeunesse paru dans la collection Titan de Québec Amérique en 1993, fera l’objet d’une nouvelle édition, chez le même éditeur, cet automne.

Le texte sera remanié et accompagné d’une préface de l’auteur ainsi que de nombreuses notes explicatives quant à l’époque où se déroule l’action du roman, les années soixante.

De même, le livre, qui avait reçu une mention d’honneur au Prix Desjardins 1993 et avait été finaliste au Prix Brive-Montréal et au prix Montréal en Harmonie, présentera aussi une nouvelle page couverture.

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«Les Clefs du silence» dans le numéro été 2017 de «Lettres québécoises»

12 juin 2017

Normand Cazelais a signé, dans le numéro été 2017 de Lettres Québécoises, une excellente critique des Clefs du silence, cinquième polar de la série Surprenant paru en janvier dernier.

«Ce polar confirme le talent de Jean Lemieux qui s’est exprimé à plusieurs reprises dans ses romans antérieurs, entre autres par la qualité de ses trames, par leur densité psychologique.»


«Le Trésor de Brion», fiction versus réalité

27 mai 2017

On me demande souvent si certains personnages du «Trésor de Brion» sont réels ou fictifs.

Pour débuter, TOUS les personnages «vivants» du roman, c’est-à-dire ceux qui prennent vie dans les quelques jours d’été 199… qui forment le temps du livre, sont FICTIFS. Il peut exister des ressemblances avec des personnes qui ont réellement existé, mais l’essentiel est inventé. Certains de ces personnages fictifs ont des racines familiales réelles, par exemple, Guillaume Cormier, le héros, est un personnage fictif qui se rattache à une lignée réelle de Cormier de Havre-Aubert, les descendants d’Honoré à Pierre-Guillaume Cormier (1866-1952).
Des personnages décédés, par exemple le pirate Henry Ratcliffe (1848-) et l’abbé Donnegan, sont totalement inventés. Les livres d’histoire américaine faisant référence à Ratcliffe sont eux aussi fictifs. Par contre, il était vrai qu’au XIXe siècle des pêcheurs américains (et non des pirates) faisaient parfois des incursions aux Îles. On note aussi qu’au moins un missionnaire d’origine irlandaise a séjourné aux Îles au XVIIIe siècle.

Parmi les personnages décédés qui jouent un rôle dans le roman, trois ont réellement existé.
Le premier est Louis Boudreau (1756-1836), un des premiers Boudreau installé aux Îles-de-la-Madeleine. Sa femme Louise Dugas (1766-1861) était sage-femme. Sans jouer tout à fait le rôle que je lui ai prêté dans le livre, avec la cloche, etc, Louis Boudreau semblait avoir une certaine importance dans la vie de la petite mission de Havre-Aubert. Par exemple, c’était souvent lui qui ondoyait (baptisait) les enfants en l’absence du prêtre missionnaire.
Sa fille Geneviève Boudreau (ca1783-1876) donne dans le roman des indications sur le mode de vie du pirate Henry Ratcliffe. Qu’elle ait appris à lire sur le tard, tel que je l’ai imaginé, est invérifiable, sauf pour des descendants ayant accès à des archives.
Enfin le père Charles-Nazaire Boudreau (1822-1888), fils de Geneviève, est aussi brièvement évoqué.

«Le Trésor de Brion», avant tout un livre d’aventure, est aussi un roman ancré dans l’histoire des Îles et plus largement de l’Acadie. Comme la très grande majorité de ce type d’ouvrage «historique», il comporte un mélange de personnages réels et fictifs, ces derniers étant de loin les plus nombreux.

Enfin, «Le Trésor de Brion» est aussi un livre qui se situe dans une certaine période. J’ai parlé plus haut des années 1990. Même si l’année n’est pas précisée, c’est certainement une histoire qui se déroule avant l’utilisation généralisée de l’Internet. On peut imaginer que Guillaume, Aude et Jean-Denis mèneraient leur enquête différemment aujourd’hui.

(texte paru sur la page Facebook du Trésor de Brion)


Une excellente critique de Richard Migneault

19 mars 2017

Richard Migneault, animateur incontournable du polar et maître d’œuvre de la série publiée chez Druide incluant notamment Crimes à la librairie, Crimes à la bibliothèque et plus récemment Crimes au musée, a fait cette excellente recension du dernier Surprenant, Les Clefs du silence.


Thaïlande prise 3

22 février 2017

Je quitterai dans moins de 24 heures la Thaïlande. J’y suis d’abord venu, jeune voyageur en sabbatique, en 1983. J’y suis revenu en écriture avec La Marche du fou, en 2000. Je m’apprête à en repartir avec le cœur gros, ayant retrouvé ici ce qui m’avait tant plu il y 34 ans: un climat exceptionnel, de beaux paysages, mais surtout une société complexe, souriante et… bouddhiste.

La Thaïlande a pourtant changé sous l’effet d’un indéniable tourisme de masse. Le système politique est loin d’être idéal. Il y a de la pauvreté, de la corruption, de la pollution. Reste la tolérance et la gentillesse des Thais, aussi une certaine frange de voyageurs curieux et irréductibles avec laquelle, malgré les ans qui passent, je me sens toujours certaines affinités.

Ah oui! J’en ramène aussi 5000 ou 6000 mots, une bonne pêche.

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