Un nouveau roman en mars 2022

17 août 2021

En mars prochain, paraîtra chez Québec Amérique La Dame de la rue des Messieurs. Je travaille actuellement à la deuxième version de ce texte dont la genèse remonte tout de même à plusieurs années.

Il ne s’agit pas d’un polar et l’acte ne se passe pas seulement au Québec.

Il n’existe pas de rue des Messieurs aux Îles-de-la-Madeleine par ailleurs.

Parmi les sujets abordés, la rédemption, la grâce, le piano, les amours tardives, Beethoven, les fournaises à l’huile, l’expo 67 et les promeneurs de chien.


«Les Demoiselles de Havre-Aubert» au Cochaux Show du 1er mai

4 mai 2021

L’ami André Jacques, excellent écrivain, a fait une recension du dernier Surprenant, paru en juillet 2020, au Cochaux Show du 1er mai.

Vous pouvez écouter l’émission à https://cochauxshow.baladocanada.ca/

La section dédiée aux Demoiselles est environ à la 32e minute.


«Les Demoiselles de Havre-Aubert» finaliste au prix d’excellence de la Crime Writers of Canada

22 avril 2021

Des prix d’excellence sont remis chaque printemps par la Crime Writers of Canada. 

Cette association vouée à la promotion du roman policier au Canada existe depuis 1982. Elle décerne des prix d’excellence, autrefois nommés Arthur-Ellis d’après le dernier bourreau à avoir officié au pays. Il existe plusieurs catégories, huit au total, dont une récompensant le meilleur roman policier paru en français au Canada.

Les Demoiselles de Havre-Aubert, sixième roman de la série André Surprenant, est parmi les finalistes cette année.

Les autres écrivains finalistes sont Roxanne Bouchard (La mariée de corail), Stéphanie Gauthier (Inacceptable), Christian Giguère (Le printemps des traîtres) et Guy Lalancette (Les cachettes).

Petit velours de l’auteur: tous les Surprenant ont soit gagné ce prix soit figuré parmi les finalistes.

La gagnante ou le gagnant sera connu à la fin-mai.


De racines et de mots

17 mars 2021

Le 23 mars prochain paraîtra chez Septentrion un recueil de nouvelles historiques, «De racines et de mots».

13 écrivains, historiens ou écrivains de fiction, y ont écrit des textes sur le thème de la persistance de la langue en Amérique du Nord.

J’y signe une nouvelle intitulée «Le récollet», relatant entre autres choses les liens entre la Dame de Pique, jeu de cartes prisé dans ma famille, Louis Martinet dit Bonami, prêtre récollet, la famille Baillairgé, les zouaves pontificaux et le fleurdelisé.


Convocation des personnages

27 janvier 2021

Mes livres ne s’écrivent pas tous de la même façon. Certains coulent de source, comme s’ils existaient déjà, comme si je n’avais qu’à les transcrire.

C’est la minorité.

La plupart résultent d’une phase de maturation. Après un premier départ avorté, je retourne suivi à ma planche à dessin, dans le cas actuel un carnet dans lequel je note chaque jour mes interrogations, mes conclusions, les pistes à explorer. L’intrigue n’est pas au point, quelque chose cloche, je ne sais pas si le projet est porteur ou s’il s’agit d’un des nombreux textes incomplets qui meublent un dossier appelé «ÉCRITURE/GRENIER».

Le roman n’existe pas tant que les personnages principaux ne sont pas apparus, ont pris chair avec leurs motivations, leurs forces, leurs faiblesses, de telle façon que je n’ai plus ensuite qu’à observer leurs agissements. Quand les personnages sont là, le livre est là. C’est la partie la plus intéressante du roman. C’est un étrange processus de fermentation, qui requiert de la patience parce que pendant toutes ces semaines d’interrogations, de prises de notes et de gribouillage de schémas, le texte lui-même n’avance pas.

D’où viennent ces personnages? Je ne sais pas. Certains sont des archétypes récurrents, d’autres des alter ego plus ou moins déguisés. Ce n’est que lorsqu’ils ont tous été convoqués, consignés avec leurs caractéristiques dans le plan du roman en cours, que l’écriture peut vraiment commencer.

Dans le cas du Surprenant VII, les personnages sont maintenant tous au poste. Je peux entreprendre la version 2.0 et espérer la terminer avant l’été.


L’écrivain en pyjama de Canadien

12 janvier 2021

Je n’invente rien avec ce titre emprunté à Dany Laferrière. J’y ajoute le sigle du CH.

Il y a plusieurs années, j’ai acheté à Montréal un pyjama de coton ouaté aux couleurs de l’équipe de hockey de mon enfance, le Canadien de Montréal. Il est si ancien que le haut arbore le nom d’Alexis Kovalev.

J’ai toujours ce pyjama, au grand déplaisir de ma blonde. Le truc s’est promené à travers le monde quand je voyageais au froid. Je ne l’ai jamais tant porté que depuis le 18 mars 2020 quand j’ai dû rentrer en hâte du Cambodge. Pandémie oblige, c’est désormais mon uniforme d’écrivain matinal. Je ne le quitte souvent que pour aller marcher l’après-midi.

Depuis son retour à Québec, l’écrivain en pyjama n’a pas chômé. J’ai vu aux dernières retouches des Demoiselles de Havre-Aubert, sixième polar de la série Surprenant, paru en juin. J’ai réécrit, terminé un roman commencé il y a des années, qui paraîtra au printemps 2022 chez Québec Amérique. Cet été, j’ai écrit un récit autobiographique, qui est pour l’instant à cuver dans le cellier. Il faut parfois prendre du recul par rapport à un texte pour décider de sa valeur et de son devenir. J’ai écrit une nouvelle historique qui doit paraître dans un collectif en mars chez Septentrion. J’ai enfin commencé la conception et la rédaction d’un septième Surprenant, dont l’action se déroulera à Montréal.

En novembre dernier, j’ai aussi révisé le Surprenant IV, Le mauvais côté des choses, réédité en poche chez Québec Amérique. Le livre paraîtra la semaine prochain, plus précisément le 19 janvier, et ce malgré le couvre-feu et la fermeture des librairies.

Le confinement est l’état naturel de l’écrivain, dont le travail est solitaire. Je subis la pandémie comme tout le monde, avec son cortège de frustration, de peur et d’impuissance. Ce cataclysme mondial, dont nous avons toujours de la difficulté à voir la fin, aura peut-être le pouvoir de nous faire réviser nos valeurs et, espérons-le, de changer notre façon de vivre.

Les livres n’auront jamais été aussi utiles et précieux. L’écrivain en pyjama de Canadien, à défaut d’être toujours apte à se servir de son stéthoscope, reste donc à son poste, devant son écran. Suis-je juché en haut du grand mat, à la vigie, suis-je sur le pont ou dans la cale? Je ne sais pas. Chose certaine, nous sommes dans le même bateau.


«Les Demoiselles de Havre-Aubert»: deuxième réimpression

11 septembre 2020

Après quelques semaines de pénurie relative en librairie, secondaire aux conditions particulières de l’édition en temps de pandémie, la deuxième réimpression du dernier Surprenant est disponible.

Après avoir travaillé ce printemps et cet été sur d’autres projets, j’ai entrepris cette semaine la conception du Surprenant VII.


Le plaisir d’enquêter aux Îles

10 juillet 2020

Josée Boileau a écrit cette jolie recension des Demoiselles de Havre-Aubert dans l’édition du 4 juillet du Journal de Montréal.


«Les Demoiselles de Havre-Aubert» recommandées dans la Presse

7 juillet 2020

Chaque début d’été, la Presse fait des recommandations à ses lecteurs. Le dernier Surprenant a l’honneur d’y figurer.

«UNE ENQUÊTE AUX ÎLES

Comme nos vacances cet été, l’action de ce roman se déroule au Québec, plus précisément aux Îles-de-la-Madeleine. L’enquêteur Surprenant – le personnage fétiche de Jean Lemieux – est en vacances avec sa famille à Havre-Aubert. Mais un policier est-il jamais vraiment en vacances ? Le taciturne Surprenant enquêtera sur les suites d’un meurtre commis dans un pawnshop de Verdun (là où on trouve la plus grande concentration de Madelinots à l’extérieur des Îles). Or, il n’est pas toujours facile de mener une enquête au sein d’une communauté où les rumeurs voyagent plus vite que le vent. Les amoureux des Îles retrouveront leurs lieux préférés avec bonheur et ne s’ennuieront pas une seconde avec cette intrigue bien ficelée. À déguster sur la plage de Sandy Hook ou de Pointe-aux-Loups.»

— Nathalie Collard, La Presse


DES VACANCES MOUVEMENTÉES POUR LE SERGENT-DÉTECTIVE ANDRÉ SURPRENANT

20 juin 2020
(Critique web de Norbert Spehner, 20 juin 2020)
Vos projets estivaux ont été contrariés par le virus ? Vous rêvez d’un séjour aux Îles-de-la-Madeleine ? A défaut de voyage, pourquoi ne pas rêver en vous plongeant dans le dernier polar de Jean Lemieux qui fleure bon les algues marines et le sel de mer, et dont l’intrigue se déroule, vous l’aurez deviné sur la belle Île de Havre-Aubert.
LES DEMOISELLES DE HAVRE-AUBERT est la sixième enquête d’André Surprenant, un des enquêteurs les plus sympathique du polar québécois. Mais attention, même s’il se promène en chemise hawaïenne, short et sandales, il n’a rien perdu de sa redoutable efficacité. Officiellement, il est en vacances avec sa famille, mais le meurtre, à Verdun, d’un propriétaire de comptoire de prêt sur gages, originaire des Îles, le plonge d’office dans une affaire des plus complexes. Car une fois sur place, les cadavres se multiplient. Histoire de famille ? Trafics divers ? Les pistes sont nombreuses avec des ramifications à New York, Niagara, Montréal et Puerto Vallarta.
Quel plaisir de retrouver l’un de nos flics québécois favoris dans la décor enchanteur de ce coin du Québec que l’auteur connaît pour y avoir habité, restituant la saveur particulière des lieux et du langage coloré de ses habitants. L’intrigue est classique, sans complications inutiles ni invraisemblances, les dialogues sont souvent savoureux, mâtinés d’humour. Bref, dépaysement et plaisir de lecture garantis !
P.S. Les demoiselles du titre ne portent pas de talons hauts: ce sont deux collines ainsi nommées !
LES DEMOISELLES DE HAVRE-AUBERT, de Jean Lemieux, Montréal, Québec-Amérique, 2020, 272 pages. Note : 5/5