Wolfibourg

7 avril 2019

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J’entretiens une longue relation avec Wolfgang Amadeus Mozart, né le 27 janvier 1756 à Salzbourg, décédé le 5 décembre 1791 à Vienne. J’écoute probablement, en moyenne, 21 minutes de sa musique chaque jour. J’ai lu beaucoup de livres à son sujet, en plus de visiter les lieux qu’il a marqués de sa présence, surtout dans son Autriche natale. Je mets souvent du Mozart, surtout les concertos pour pianos, en écrivant. Ce n’est pas trop envahissant comme du rock, de la chanson ou du Beethoven. S’y expriment une sorte de grâce, de l’humour, du tragique, le tout développé, le plus souvent, avec une étonnante économie de moyens. Bien que je n’aie aucunement pas la prétention d’atteindre au résultat, j’ai souvent dit en blague qu’un de mes plus grands modèles, en littérature, était Mozart.

Cet amour de Mozart est loin d’être universel. Une amie de jeunesse, claveciniste acquise aux charmes du baroque, considérait que l’illustre Amadeus composait «de la musique de club», où abondaient les formules, les cadences pom-pom-pom-pom, les effets aussi redondants que les blagues éculées d’un duo de stand-ups dans le Montréal des années 50. Certains ne tolèrent que sa musique d’opéra, le reste leur paraissant mièvre et banal.

J’arrive d’un séjour de trois jours à Salzbourg, qui pourrait aussi bien s’appeler Wolfibourg tant la figure du musicien y est apprêtée à toutes les sauces, Wolfi étant le diminutif affectueux utilisé par sa femme Constance dans l’Amadeus de Milos Forman. Salzbourg, quatrième ville en importance en Autriche avec ses 150,000 habitants, a beau être située au cœur d’un paysage de rêve, elle demeure essentiellement connue comme la ville qui a donné naissance au célèbre génie du dix-huitième siècle. Il y a une place Mozart, au cœur du quartier des musées, avec une statue pompeuse qui ressemble peu à l’original. Deux maisons, celle où il est né, celle où sa famille a habité à partir de 1773, ont été transformées en musées assaillis par des meutes de touristes. Les Mozartkugel, petites bouchées de marzipan à la pistache recouvertes de chocolat noir, sont en vente partout, notamment au Café Fürst, où la chose fut inventée en 1890. Café Mozart, restaurant Mozart, Mozarteum, festival Mozart, tout est Mozart, occultant le dynamisme culturel d’une ville de taille moyenne qui compte des universités, des musées et des galeries d’art moderne, tout en demeurant quelque peu confite dans sa réputation de ville bourgeoise.

Bourgeoise, Salzbourg l’est certainement. Pour commencer, elle occupe une place à part en Autriche, du fait qu’elle n’est devenue réellement autrichienne qu’en 1816. Fondée par les Romains sous le nom de Juvavum, abritant un cloître catholique à partir du cinquième siècle, Salzbourg fut d’abord un évêché, puis une ville-État gouvernée par des princes-archevêques à partir du treizième. À cette époque et jusqu’en 1803, Salzbourg, bien qu’indépendante, demeure dans la sphère d’influence allemande, plus précisément bavaroise.

D’où cette première ambiguité au sujet de Mozart: né en 1756 dans l’archidiocèse de Salzbourg, il n’est techniquement ni allemand, ni autrichien. Chaque pays peut donc se disputer sa paternité. Jusqu’en 1781, soit jusqu’à ses 25 ans, Mozart, comme son père Léopold, est à l’emploi du prince-archevêque Hieronymus von Colloredo-Mansfeld. Le tout ne se passe pas très bien, Mozart demandant des congés pour voyager et étouffant d’une manière générale dans l’atmosphère confinée de la cour de province. Aussi, en 1781, après un épisode où le prince-archevêque l’aurait traité de voyou, Mozart quitta-t-il Salzbourg pour Vienne, où il vivra jusqu’à sa mort en 1791. Il revint une fois dans sa ville natale en 1783, pour présenter sa femme Constance à sa famille.

L’état-archevêché de Salzbourg ne devait pas survivre très longtemps à son plus illustre fils. Les guerres napoléoniennes devaient marquer le glas de la ville-État. En 1803, la ville est donnée à l’archiduc Fernand d’Autriche en échange du grand-duché de Toscane. En 1805, elle passe à l’Autriche. En 1810, elle est annexée à la Bavière. Enfin, en 1816, à la suite du Traité de Vienne marquant le partage de l’Europe, Salzbourg revient à l’Autriche. La ville a perdu le droit de se gouverner et n’est plus qu’une ville secondaire parmi d’autres. Il s’en suit une période de déclin économique, possiblement de dépeuplement, à tel point que Franz Schubert, en visite en 1825, note qu’il pousse de l’herbe entre les pavés, signe que plus grand monde ne circule dans le quartier historique. Curieusement, Schubert ne se précipite pas pour visiter la veuve de Mozart. Il est plutôt intéressé par la mémoire de Michael Haydn (1737-1806), le frère de l’autre, qui a vécu la majeure partie de sa vie à Salzbourg.

C’est que Mozart, mort en 1791, est à l’époque dans un relatif oubli. Sa femme Constance Weber (1762-1842), remariée avec Georg Van Nissen, un diplomate danois, s’est établie à Salzbourg en 1824. Avec son mari, elle travaille à la mémoire de Mozart, soit en veillant à la propagation de ses oeuvres, soit en publiant la biographie qu’a écrite Van Nissen. Non loin vit la sœur de Mozart, Anne-Marie dite «Nannerl» (1751-1829), alors veuve, gagnant sa vie en donnant des cours de musique. Ainsi, les proches du compositeur décédé ont gagné Salzbourg, dans le désir inconscient ou avoué d’y fixer la mémoire du compositeur.

Par ailleurs, même si ses oeuvres ont continué d’être jouées après sa mort, Mozart demeure dans son relatif oubli jusqu’à ce que sa légende de prodige déchu, mort dans la misère, soit récupéré par le mouvement romantique. Cette existence courte et brillante, ce passage de la faveur extrême à la misère et à la fosse commune, en faisait un personnage dramatique idéal. Bien des années plus tard, les musicologues s’apercevront que Mozart avait d’excellents revenus pour l’époque. S’il était souvent en train de quémander de l’argent à ses amis, c’était qu’il menait un train de vie fastueux et aimait le jeu.

Par ailleurs, Salzbourg la bourgeoise semble s’apercevoir qu’elle pourrait tirer bénéfice, finalement, du «voyou» évoqué par le prince-archevêque Colloredo. Le 5 septembre 1842, quelques mois après la mort de Constance, en présence des deux fils du compositeur, la statue de Mozart est dévoilée sur la place qui portera son nom. Salzbourg, désormais plus accessible au tourisme par le développement du chemin de fer entre Munich et Budapest, deviendra pour toujours associée au souvenir du compositeur, qu’elle entretiendra par la tenue de concerts et de festivals, par la vente, dans d’innombrables boutiques de souvenir, de tabliers Mozart, de calendriers Mozart, de tire-bouchons Mozart…

Évidemment, la musique de Mozart a survécu par des canaux plus nombreux et importants. Il reste que Constance Weber-Mozart, veuve Van Nissen, décrite sous un jour un peu léger dans Amadeus, aura finalement gagné son pari. Son Wolfi, qui aurait pu glisser dans l’oubli, est toujours vivant. Et Salzbourg, dans sa vallée entourée de montagnes enneigées, engrange les profits, en même temps que ceux de The Sound of Music.


Nouvelle recension pour «Une Sentinelle sur le rempart»

8 mars 2019

Suit un article d’Anne-Marie Aubin, paru dans Journal Mobiles, Saint-Hyacinthe, le 4 mars dernier.

 

Si vous êtes un adepte des romans de Jean Lemieux — ou des autobiographies —, vous apprécierez ce récit intime et touchant relatant son enfance à Iberville jusqu’à sa très récente retraite de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, en passant par ses premières années de carrière aux Îles-de-la-Madeleine. Une autobiographie qui se lit comme un roman.

Un bilan à l’heure de la retraite

Entre deux urgences sur son téléavertisseur, Jean Lemieux se raconte : « J’écris ces pages dans la chambre de garde de l’hôpital psychiatrique où je travaille depuis vingt-trois ans, dans six mois, je quitterai […]. J’arrive, pour paraphraser Miron, au bout d’un long voyage abracadabrant. »

Lemieux, enfant, taille une lucarne dans les rideaux de sa chambre pour se fabriquer « une vue sur l’univers ». Adolescent rebelle, il cherche à devenir quelqu’un. Étudiant, il hésite entre les sciences et les « matières molles ». Ce grand lecteur, inscrit en lettres puis en sciences au collégial, poursuit ses études en médecine à l’Université de Montréal.

Le futur médecin se révèle un peu bohème et idéaliste : « Cinq mois avant la fin de mon internat, je ne sais toujours pas ce que je vais faire […] ce que je voudrais, c’est voyager, fuir, aller voir ailleurs. » L’aventure vers l’ailleurs se déroule aux Îles-de-la-Madeleine.

Ces îles inspirantes et merveilleuses

Déménager en région éloignée pour pratiquer la médecine aux Îles-de-la-Madeleine en 1980, voilà un réel défi pour un jeune diplômé. L’omnipraticien apprend beaucoup et s’adapte rapidement à la pratique en milieu isolé.

Il écoute ses patients qui ont tant à raconter : « Une consultation au bureau est autant un événement social qu’un acte médical. […] Peu porté vers la science, je suis happé par les histoires de mes ouailles. L’écrivain en puissance est en présence d’une galerie de personnages […] »

Ces insulaires, leur langage et leur humour le fascinent et l’inspirent. Le vocabulaire maritime émaille son récit : « Je me retrouve dans la position du capitaine du Titanic tournant inexorablement vers l’iceberg. J’ai décidé de ne pas couler avec le bateau. Je sauterai à la mer au moment que j’aurai choisi. »

L’aventure incroyable d’une primipare sur le point d’accoucher, transportée en snowmobile en pleine tempête, est digne d’un film. Et que dire des propos émouvants et savoureux de Narcisse, cet homme en fin de vie ?

L’écrivain soigne le médecin

À certains moments, nous partageons son angoisse : comment annoncer les mauvaises nouvelles à un patient, aux parents ? Comment rentrer chez soi et retrouver une vie de famille ?

Parfois, le manque de sommeil, l’inquiétude, l’épuisement prennent le dessus devant, entre autres absurdités, les graves conséquences des réformes du ministre Barrette : « […] les administrations des nouveaux mégaétablissements sont soumises à des méthodes de gestion soviétiques, les intervenants du réseau ont l’impression d’être figurants dans un drame absurde. »

Heureusement, la lecture, l’écriture, la musique, les voyages meublent depuis longtemps la vie de Jean Lemieux. Inspiré sans doute par Tchekhov, Céline ou Jacques Ferron — son mentor —, Lemieux a toujours su conjuguer avec ses deux passions : la médecine et la littérature. Il a grugé sur ses nuits afin de s’offrir le plaisir d’écrire tout en exerçant sa profession : « Au cœur de cette houle incessante, tempête ou clapotis, je demeure un conjoint, un père, un écrivain… »

Le docteur observateur, humaniste, nourrit l’écrivain : « Si j’écris des histoires de meurtre, est-ce parce que j’ai envie de tuer quelqu’un ? » Trouvant son inspiration dans le décor, l’actualité et les gens qu’il côtoie, l’auteur se réfugie dans l’imaginaire pour survivre.

Ce bilan de carrière d’une grande authenticité témoigne de l’amour d’un médecin pour ses patients. Fidèle à lui-même, Jean Lemieux raconte avec brio, et non sans humour, la pratique de la médecine vue de l’intérieur. Jamais amer, il témoigne de l’empathie et du désir de servir, malgré les aberrations du système. Une lecture captivante !

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LEMIEUX, Jean. Une sentinelle sur le rempart : Parcours d’un médecin, Montréal, Éditions Québec Amérique, 2018, 206 pages.


Voeux pour l’an 2019

1 janvier 2019

Cette année, je nous souhaite à tous une planète. Pour y vivre. Pour que nos enfants et leurs descendants puissent y vivre. Pour que les humains de partout puissent y vivre.
L’année 2018 pourrait constituer, comme 1945, comme 1968, comme 1989, une année-charnière. Cette fois, il ne s’agit pas de la fin d’une guerre, d’un mouvement planétaire de contestation, de la chute d’un rideau de fer, mais d’une possible prise de conscience RÉELLE de l’échéance climatique.
Nous avons vécu des canicules, des tsunamis, des feux de forêts, un changement tangible et senti du climat. Sans parler des extinctions d’espèces, des conflits meurtriers, des famines, du début des grandes migrations de masse.
2018 aura été été utile si 2019 marque sa continuation. Alors demandons-nous en ce jour de l’an ce que nous pouvons faire concrètement pour lutter contre l’hégémonie du capitalisme pétrolier.


«Le médecin malgré lui» dans le Devoir

18 novembre 2018

Louis Cornellier, dans le Devoir du 17 novembre a livré cette intelligente critique d’Une Sentinelle sur le rempart.

 

Jean Lemieux est médecin et romancier. Comme Jacques Ferron, son mentor, se plaît-il à répéter. Critique de polars au Devoir, Michel Bélair a souvent souligné la qualité des romans de Lemieux, en parlant d’une « écriture efficace et toujours juste » et de personnages « bien campés, échappant la plupart du temps aux gros traits et à la caricature ». En résumé, écrivait Bélair en 2009, « Lemieux sait raconter les histoires ».

Dans Une sentinelle sur le rempart (Québec Amérique, 2018, 208 pages), c’est, pour la première fois, la sienne qu’il raconte, celle du petit hockeyeur d’Iberville, friand de lecture, devenu médecin presque malgré lui. « Je pratique ce métier depuis près de quarante ans, écrit-il aujourd’hui, sans jamais m’être départi du sentiment d’être un imposteur. J’ai toujours porté en moi cet autre rêve : écrire. »

Comme ses prédécesseurs tiraillés entre l’appel de la médecine et celui de la littérature, comme les Ferron et Tchekhov, par exemple, Lemieux n’est pas tout à fait un médecin comme les autres. Au cégep, en 1971, il n’appartient pas au camp des « bolés ». Tenté par le hasch et le psychédélisme, il coule ses cours de science et décide de s’inscrire en lettres, avant de revenir vers les sciences en vue de devenir médecin.

L’appel littéraire

Ce déchirement entre ces deux vocations ne le quittera jamais vraiment. La médecine s’imposera, finalement, mais non sans peine, et, reconnaît Lemieux, « pour combler un vide intérieur, accomplir un exploit, devenir quelqu’un ».

Cette présence permanente de l’appel littéraire chez lui est ce qui rend son « parcours de médecin » particulièrement digne d’intérêt. Lemieux s’avoue notamment « peu porté vers la science » et plus attiré par les histoires de ses patients. Il aime surtout « questionner une personne, l’examiner, la comprendre », confie-t-il. « Les liens que je tisse avec mes patients m’intéressent beaucoup plus que le traitement de leurs maladies. »

 « Le médecin, comme le soldat ou le policier, est mû par le désir de servir. Cette dimension est tellement évacuée du discours courant, centré sur la rémunération et l’accessibilité aux soins, que ce discours provienne des médias, des réseaux sociaux, du gouvernement ou des fédérations de médecins, que je me ferai probablement taxer de naïf, de partial ou… d’idéaliste. »

Dans le corps médical, les docteurs en humanité de ce type sont plutôt rares. Bien des raisons, évidemment, expliquent la froideur qui est devenue la norme dans cet univers, et les médecins n’en sont certes pas les seuls responsables. Je me permets néanmoins de formuler l’hypothèse suivante : si plus de médecins fréquentaient assidûment et réellement la littérature, si les grandes oeuvres étaient présentées comme une école de vie au coeur de la formation médicale, les malades auraient moins souvent l’impression d’être traités comme du menu fretin et les médecins, comme de simples exécutants.

Plutôt modeste, Lemieux ne se présente jamais comme un médecin extraordinaire. Son parcours, cependant, l’a mené sur des chemins peu fréquentés. Omnipraticien pendant plus de dix ans aux îles de la Madeleine, où il a notamment accompagné Georges Langford sur scène à la basse, Lemieux a appris à pratiquer une médecine de campagne peu portée sur le surdiagnostic et semble en avoir tiré une sagesse thérapeutique : soigner, au fond, c’est d’abord accompagner.

Il s’est ensuite consacré aux soins physiques des patients de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Encore là, nous sommes loin de la médecine à paillettes. « Aux Îles ou à l’Institut, note Lemieux, j’ai travaillé toute ma vie en région éloignée, dans un archipel avec pas de clefs, dans une citadelle avec plein de clefs. » Plus encore, le doc romancier dit avoir « toujours travaillé selon un salaire horaire », ce qui ajoute à sa marginalité, aussi relative soit-elle.

La vocation et l’argent

Retraité depuis l’été dernier, Lemieux, avant de quitter l’hôpital, a fait des pieds et des mains pour contrer les effets délétères de l’administration libérale en santé. « Si j’écris des histoires de meurtre, demande-t-il, est-ce parce que j’ai envie de tuer quelqu’un ? » Peiné par la mauvaise réputation qui afflige les médecins depuis quelques années, notamment pour des raisons de rémunération gargantuesque, Lemieux veut nous convaincre que, quoi qu’on en pense, le médecin « est mû par le désir de servir ».

J’ai envie de le croire. Sa description de son travail, de ses nuits de garde, de ses rencontres avec les patients ne laisse pas de doute : les médecins, en général, se donnent à fond, trop, même, souvent. Le problème avec eux, s’il y en a un, n’est pas là. Quand Lemieux lâche, au détour d’une des quelques complaintes qui parsèment son livre, qu’il aurait « volontiers gagné moins pour vivre plus », j’ai envie de le prendre au mot.

Pourquoi, en effet, ne pas réduire raisonnablement le salaire des médecins et, avec l’argent ainsi épargné, en former plus ? De cette façon, les patients seraient mieux servis, par plus de médecins animés par la vocation, moins épuisés, plus heureux et, aurais-je le goût d’ajouter, de retour parmi nous. Je rêve : les médecins écrivains m’inspirent.


La vie ne tient qu’à un fil. Oui, mais lequel?

8 octobre 2018

Le Fil de la vie, paru en 2005 et récipiendaire du prix de la ville de Québec et du salon du livre de Québec (jeunesse), a fait l’objet d’une réédition aux éditions de la courte échelle. Il reparaîtra en novembre prochain.

Ce livre pour jeunes de 7 ans et plus parle du deuil d’un proche.

C’est le 22 février, à huit heures quarante-sept minutes, que le malheur, comme un éclair malfaisant, est entré dans la maison. Ce matin-là, papa nous a réunis dans la cuisine pour nous annoncer que tante France avait eu un grave accident de voiture.

Quand FX apprend la mort de sa tante, un énorme trou se creuse dans son ventre et sa tête s’emplit de questions. Des questions auxquelles même les adultes ont parfois de la difficulté à répondre. Heureusement, sa cousine Éloïse est là. Avec elle, les choses sont toujours plus simples et FX comprend que le malheur peut se mêler au bonheur, comme le font la vanille et le chocolat dans la crème glacée marbrée.

Le fil de la vie 2018


«Une sentinelle sur le rempart» aux bouquineries de Chrystine Brouillet

30 septembre 2018

Chrystine Brouillet, écrivaine mais aussi animatrice essentielle du livre au Québec, a commenté mon petit dernier le 29 septembre sur les ondes de TVA.


«Une sentinelle sur le rempart» dans Polar, noir et blanc

26 septembre 2018

Voici la recension de France Lapierre de Une sentinelle sur le rempart dans le blog Polar, noir et blanc.