Le Surprenant IV cet hiver

4 octobre 2014

Dans cet aéroport en attente d’un départ vers Venise et Bologne, cette annonce succincte: le Surprenant IV, la quatrième enquête d’André Surprenant, prendra la mer en 2015, fort probablement avant la fonte des glaces.

Les détails de la mise à l’eau sont à venir.


La planète du businessman

21 septembre 2014

«La quatrième planète était celle du businessman. Cet homme était si occupé qu’il ne leva même pas la tête à l’arrivée du petit prince.»

Qu’aurait pensé Saint-Exupéry de la fermeture de cinq conservatoires de musique régionaux que mijote le gouvernement Couillard? Ou de la candide certitude de notre ministre de l’éducation, Yves Bolduc: «Les bibliothèques scolaires ne manquent pas de livres»?

Dans sa recherche forcenée du déficit zéro, ce gouvernement offre un spectacle navrant tant il privilégie le béton plutôt que la culture. On injecte des centaines de millions dans des entreprises fort douteuses, par exemple la cimenterie de Port-Daniel, pendant qu’on en grappille quelques-uns en fermant cinq conservatoires de musique. Chacune de ces institutions constitue, dans sa région, un pôle de création, même un moteur économique.

«Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze.» Le businessman calcule-t-il les coûts sociaux, les talents perdus, les pertes associées à cette «déforestation» culturelle? Rien n’est moins sûr.

Personne ne doute qu’il soit important de lutter contre le déficit. Tout est dans la manière. La façon précipitée et passablement secrète dont le gouvernement Couillard affûte sa machette fait redouter une boucherie qui touchera particulièrement les artistes et les démunis. Qu’on tente d’étaler les hausses de salaire des médecins, cela se conçoit très bien. Qu’on ferme des pôles de culture régionaux au lieu de s’attaquer à l’évasion fiscale, au coulage de capitaux publics dans la construction, aux profits faramineux des compagnies, cela m’amène à me demander si le parti libéral a vraiment tiré des leçons de l’ère Charest.

Dans Le Petit Prince, le businessman croyait posséder les étoiles en les comptant. Certaines choses ne se comptent pas.

Heureusement.


«Le trésor de Brion» réimprimé pour ses 20 ans

1 juin 2014

Il y a vingt ans exactement, en juin 1994, dans une cabane sur la Grave à Havre-Aubert, je terminais l’écriture du Trésor de Brion.

Ce roman d’aventure, dont la longueur étonnait quelque peu à cette époque pré-Potter, allait connaître une longue carrière. Prix Brive-Montréal et Christie en 1995, il est entré en cale sèche chez Québec Amérique pour y subir quelques réparations mineures. Cette ixième  réimpression ne touchera à peu près pas le texte. Deux paragraphes, qui me dérangeaient depuis quelques années, ont été jetés par dessus bord parce qu’ils ralentissaient l’allure. De même, la figure de proue, la citation en exergue, a été changée pour un extrait de Moonfleet de John Meade Falkner. La page «Du même auteur» remise à jour, Le Trésor de Brion sera bientôt prêt à reprendre la mer.


La Saint-Patrick à Tulum

18 mars 2014

In a neat little town they call Belfast

Apprentice to trade I was bound

À Tulum Pueblo, une petite ville du Yucatan près des ruines maya, un véhicule à deux étages, qu’il est difficile de qualifier d’autobus tant il est ouvert à tout vent, circule le soir le long de l’avenue principale, étonnamment appelée Tulum avenue. Le char, saturé de lumières multicolores comme un casino de Las Vegas, diffuse une disco énergique et les clameurs enthousiastes d’un chargement de fêtards polyglottes immortalisant le moment sur leur merveille intelligente. Si ce n’est quelques détours par des rues sombres, semées de nids-de-poule, la fête ambulante chemine inlassablement, aller-retour, le long de Tulum avenue, comme un piston bruyant dans un cylindre en mal de lubrifiant.

Tulum avenue: un strip pseudo-californien, une litanie de restaurants, de boutiques, de pharmacies, de comptoirs de photocopie, de bars dépouillés ou branchés. On y vend, jusque tard le soir, des chapeaux de paille, des accessoires de plongée, des liqueurs non-identifiées, des Snickers, des cassettes piratées, des gelati, de la bonne aventure,  des éviers, des fruits, des perceuses et des crèmes contre le vieillissement. On y loue des bicyclettes, des autos, des chambres, peut-être des corps, sous le regard vigilant de policiers plus ou moins armés selon leur proximité avec les bâtiments gouvernementaux ou les guichets ATM. On y ramasse, femmes, vieillards, infirmes, enfants, dans des triporteurs costauds, les canettes, bouteilles de plastique, pièces de métal qu’on pourra troquer contre quelques pesos.

Dans les restos, les boîtes in, pour les autochtones à l’aise ou les touristes accourus de la planète, on peut entendre, entremêlés aux canciones de mariachis aux compétences diverses, une world music aussi sirupeuse qu’éclectique, She loves you à la Jobim à côté de fusions La Bamba-Like a rolling stone, sans compter Les feuilles mortes à la trompette.

L’univers de Tulum avenue, comme celui des resorts qui jalonnent la côte, n’est pas aussi étranger à Tulum Pueblo que pourraient l’être Minsk, Djakarta ou Yellowknife. Il est juste à côté, parallèle, séparé de la vie quotidienne des Tulumais ordinaires par le mur du dinero.

But misfortune came over me

Which caused me to stray from the land

Dinero. L’argent est partout, par son manque ou son abondance. Dans les rues adjacentes au strip, Tulum a le sourire édenté. Rues rapiécées, maisons de béton inachevées, recouvertes de toiles et de feuilles d’acier ondulé, cours jonchées de détritus, chiens faméliques, bouis-bouis à ciel ouvert diffusant de la salsa électronique… Tulum, le Mexique peut-être, est une Macondo bigarrée, post-moderne, polluée, qui évoque à la fois le commencement et la fin du monde industriel.

Pourtant, les Mexicains sont souriants et chaleureux. Il y a une sorte de nonchalance, de bonheur. Les enfants sont rois, non parce qu’ils ont tout ce qu’ils veulent mais parce qu’ils sont aimés.

Her eyes they shone like diamonds

I thought her the queen of the land

Dans le bar où j’ai de toutes récentes habitudes, un Américain et un Mexicain, musiciens attitrés, entonnent, Saint-Patrick oblige, un refrain tout aussi obligé. Tout ce qu’il y a de vert ici, ce sont les palmiers et les mojitos. Tulum, ancienne cité maya, attire toujours sa part d’adorateurs du soleil et de littérateurs en mini-sabbatique.

Les ruines, c’est peut-être tout ce qui restera.


Le patineur de Bratislava

17 février 2014

Bratislava est une étrange ville, à cheval entre plusieurs époques.

Les Slovaques, qui n’ont acquis leur indépendance qu’en 1993, suite au divorce de velours suivant la révolution du même nom à Prague en automne 1989, reviennent de loin.

Des siècles de sujétion aux Hongrois, puis aux Austro-Hongrois, un bref épisode républicain au sein de la Tchécoslovaquie entre 1918 et 1939, une pseudo-indépendance trouble sous la botte nazie de 1939 à 1945, puis retour dans le partenariat tchécoslovaque, domination soviétique jusqu’en 1989…

Les Slovaques sont aujourd’hui contents d’être chez eux, mais ils semblent avoir tout à faire en même temps. Le Château qui domine la ville, longtemps laissé à l’abandon, a été restauré, mais il n’y a presque rien dedans. Dans la galerie nationale, beaucoup de toiles sont anonymes. La mémoire semble avoir été délavée par les invasions. Il reste une charmante petite ville médiévale, aux rues sinueuses, parfois déparée par des édifices massifs, décrépits, qui évoquent le Bloc de l’Est.

Le Danube longe la ville, véritable autoroute liquide entre Budapest et Vienne. Sur l’autre rive, des dizaines et des dizaines de HLM pastel, des usines. Le cœur de la ville tourne le dos au fleuve, se love autour des deux places principales, sous la silhouette protectrice du Château. La vie culturelle y est florissante, un opéra, une maison de  la musique, des bars, des cafés, des hôtels, des restaurants où l’on trouve de tout. Cette beauté est en devenir, greffée sur les vestiges de l’ordre ancien.

L’image qui me reste pourtant, c’est ce patineur solitaire, à minuit moins quart, sur la patinoire aménagée sur la Hviezdoslavovo namesti, cent mètres devant l’opéra. Plus de cinquante ans, s’appuyant sur un bâton de hockey, sans but, sans rondelle, patinant lentement sous les réverbères, qui attendait-il?

Il voulait jouer, même s’il arrivait sur le tard.


Quand le coup de foudre revient

29 décembre 2013

(Reproduit plus bas, l’intégral de l’article que Marie-France Bornais consacre à Prague sans toi dans Le journal de Québec d’aujourd’hui.)

Pour son 14e roman, le médecin Jean Lemieux offre à ses lecteurs une délicieuse histoire d’amour où la combativité d’un homme amoureux, la fragilité des liens affectifs, la musique et l’une des plus belles villes du monde sont entrelacées: Prague sans toi.

Au cours des dernières années, Jean Lemieux a écrit trois polars de suite qui mettaient en scène le même personnage, mais avait écrit auparavant des romans pour adultes et des romans pour la jeunesse.

«Mon dernier, L’homme du jeudi, était un roman assez sombre et j’avais envie d’écrire quelque chose de plus léger dans le ton, avec une construction moins structurée. Je fais de la pratique générale en médecine… et en écriture aussi!» commente-t-il en entrevue.

En mêlant sa passion pour la musique avec celle du voyage, Jean Lemieux a donc imaginé l’histoire de Patrick Robillard, un étudiant en littérature qui tombe amoureux fou d’Eva, à Prague, et fera l’impossible pour la conquérir. Onze années plus tard, après deux enfants et un roman, leur couple traverse une période difficile et la reconquête s’impose.

Proche de lui

L’écrivain considère que Patrick est proche de lui. «C’est un littéraire. C’est un écrivain. Mais Prague sans toi, c’est l’univers familial. C’est un roman qui parle beaucoup de la famille, du couple, de la relation avec le père. Patrick, c’est un homme qui a découvert sa vocation dans la paternité: il est fou de ses enfants, à tel point que ça met quasiment son couple en péril. J’ai des enfants moi-même et c’était un peu explorer la sphère familiale, mais pas dans le cadre du premier amour. Plutôt la vie familiale après 10 ou 12 ans, avec de jeunes enfants, des gens qui ont des carrières.»

Prague l’a beaucoup inspiré. «La première fois où j’y suis allé, j’ai erré dans la ville pendant une semaine. Les rues sont toutes entrecroisées dans le centre-ville et il y a une atmosphère particulière. C’est aussi une ville musicale. J’ai eu envie d’écrire quelque chose qui se passait là.»

Jean Lemieux a aussi une longue histoire avec Mozart, qui apparaît dans plusieurs de ses livres. «C’est mon musicien fétiche. Sa vie m’a toujours fasciné. Mozart et Prague, ça va un peu ensemble. Il a vécu là. J’ai imaginé cette histoire avec une musicienne et un Québécois littéraire, quand leur couple bat de l’aile.»

Comme un opéra

Il a écrit le roman en deux actes, un peu comme un opéra. «Il y a une certaine enflure de l’émotion, des scènes quasiment loufoques, d’autres où c’est très émotif. Le héros se met les pieds dans les plats. Il y a des triangles amoureux. Le mouvement est rapide. J’ai tout mis ça ensemble et je me suis beaucoup amusé. Ça a été un grand bonheur d’écriture. Je voulais faire un livre ensoleillé, lumineux, mais où, comme dans la musique de Mozart, on aborde des choses graves comme des drames.»

La question de la reconquête est bien présente. «Je m’aperçois que j’ai posé une question assez difficile à résoudre: qu’est-ce qu’on fait, dans un couple, quand on a l’impression que ça achève et que ça va mal? Tous les couples qui durent passent par ces périodes et, parfois, c’est plus difficile. Comment survivre à l’usure du couple? Aux tensions des carrières qui sont divergentes? À la routine? J’ai abordé ces questions d’une façon assez légère.»

A-t-il trouvé des solutions? «On en cherche tous! Il n’y a pas de solution magique. Il ne faut pas avoir peur d’oser, de dire les choses et de foncer. Il y a moins de danger là que dans les choses qui sont tues.»


Des Récollets, des cartes et du drapeau de Carillon

14 décembre 2013

Lors des parties de cartes familiales, mon père, aguerri par des décennies de bridge et de fréquentation de la loge ibervilloise des Chevaliers de Colomb, avait l’habitude de prendre des levées, au coeur ou au 500, avec une petite carte insignifiante (sa préférée était le trois de trèfle), dernière de sa sorte, en tapant de la jointure sur la table et en s’exclamant triomphalement: «Le récollet!».

L’ expression, aussi récurrente qu’obscure, s’apparentait à d’autres leitmotivs tels «C’est beau joué le même soir!», pour accélérer le tempo, et «Une autre que les Anglais auront pas!», en vidant une bouteille. J’étais au collège. Je savais vaguement que les Récollets étaient un ordre religieux associé au Régime Français, tel qu’en témoignaient certaines rues du Vieux-Montréal ou de la haute-ville de Québec, mais je saisissais mal leur rapport avec ces petites cartes qui, l’atout passé, permettaient à mon père de nous faire la leçon.

La réponse m’est venue vingt ans plus tard quand, feuilletant un livre sur l’histoire de Québec, je tombai sur un dessin illustrant la légende du «Dernier Récollet». Après la conquête, les Britanniques interdirent tout recrutement pour les religieux, Jésuites, Récollets ou autres, qui instruisaient l’élite «canadienne». Certains ne retournèrent pas en France et demeurèrent au pays, de moins en moins nombreux, jusqu’à ce fameux dernier Récollet, longtemps seul de son ordre, le frère Louis Martinet, dit Bonami, enterré en 1848 dans l’église Saint-Roch.

Ainsi, ce dernier Récollet allait se transformer, cent vingt-cinq ans plus tard, par la magie de la mémoire populaire, de partie de cartes en partie de cartes, en un trois de trèfle brandi par un Chevalier de Colomb. Qu’il ne doive sa force qu’au seul fait d’être le dernier était l’illustration de la résistance des conquis: pour vaincre, il fallait résister, durer.

Le frère Louis devait passer à la postérité d’une autre façon. À l’automne 1847, peu avant de mourir, il confia à un notable de Québec, Louis de Gonzague Baillargé, le drapeau de Carillon, jalousement conservé par les membres de son ordre depuis la victoire de Montcalm, en 1758. C’est ce drapeau, orné des fleurs de lys qui avaient disparu depuis le règne de l’Union Jack, qui devait inspirer, sous Duplessis, le fleurdelisé, emblème du Québec.

Ce drapeau, à sa façon, était un récollet.


Au salon du livre de Montréal

16 novembre 2013

Je serai au salon du livre de Montréal les 22 et 23 décembre prochains, au stand de Québec Amérique.

Séances de signature vendredi 22 de 18 à 19 heures et samedi le 23 de 14 à 15 heures.

Au plaisir de vous voir!


Printemps de Prague

9 novembre 2013

(Plus bas, une critique de Prague sans toi, par Christian Desmeules dans l’édition du 9 novembre du Devoir. )

 

Prof de littérature au cégep de Limoilou, écrivain en hibernation, menuisier amateur, Patrick Robillard s’est un peu perdu de vue depuis les onze ans qu’il est marié avec Eva, une musicienne tchèque devenue seconde clarinette au sein de l’Orchestre symphonique de Québec.

 

Amoureux « sans remède » et jeune docteur en littérature comparée à Prague au début des années 2000, il avait séduit sa belle en portant un tricorne rouge et en jouant à l’écrivain qu’il n’était pas encore. Mais tout ça lui semble loin. Il n’est plus aujourd’hui que « Papatrick », version familiale et québécoise de l’homme à tout faire, obnubilé par le bien-être des deux jeunes enfants du couple. « Peut-on traverser les décennies sans rencontrer de brume ? », se demande-t-il.

 

Le narrateur de Prague sans toi, le dernier titre de Jean Lemieux, auteur de nombreux romans, dont On finit toujours par payer et Le mort du chemin des Arsène (La Courte Échelle, 2003 et 2009), a depuis longtemps mis ses ambitions littéraires entre parenthèses.

 

C’est ainsi que le roman alterne, avec la voix de Patrick, entre leur rencontre d’autrefois à Prague et leurs difficultés d’aujourd’hui. Si la musicienne a toujours été pour lui un « lac profond enchâssé entre de hautes forêts » et demeure encore une énigme, il a depuis un certain temps de moins en moins accès à ses pensées ainsi qu’à sa « caverne enchanteresse ». Pire : l’homme d’imagination qu’il est se met à croire que sa femme le trompe, avec un trompettiste de l’orchestre, et qu’elle songe à le quitter.

 

Et pendant tout ce temps le Quintette avec clarinette de Mozart continue de résonner, comme l’inverse parfait de l’état d’esprit de ce protagoniste inquiet, tourmenté et terrifié à l’idée de perdre le plus important de tous ses repères.

 

Rompre dans la dignité

 

En désespoir de cause, Patrick conçoit un coup d’éclat afin de forcer le dialogue : retourner à Prague, sans Eva, à la fin de l’année scolaire. Espérer que le climat de leur couple se réchauffe. Mais « Prague, cristal intemporel, est la même, mais la magie n’opère plus ». Patrick arpente la ville et remonte des « fleuves de pilsner » sans trop savoir ce qui l’attend.

 

Portrait sensible d’un amour ébréché, Prague sans toi peut compter sur une narration habile, même si elle est relativement conformiste. Sans oser vraiment explorer les zones les plus sombres de la vie et du couple, le roman ne verse pas non plus dans la légèreté et la caricature conjugale. Jean Lemieux y dessine un personnage crédible d’homme arrivé au mi-temps de sa vie, mis en demeure de concilier les trois cornes de son chapeau : celles d’amant, de père et de créateur.

 

Tel une sorte de memento mori pour le couple, Prague sans toi explore de façon sympathique le thème de l’usure du couple, à travers une tentative un peu tardive, maladroite et désespérée de ramener à la vie un mourant. La fin du roman laisse dans une certaine mesure en suspens l’issue de leur différend. Et tout cela nous rappelle qu’en amour, comme dans les romans qu’on écrit, on ne trouve souvent que ce qu’on y met soi-même. Pas vrai ?


Reconquérir sa belle

4 novembre 2013

«Voici une histoire de reconquête amoureuse qu’il fait bon lire. Prague sans toi de Jean Lemieux débute par un concert à Prague. Un spectateur, Patrick Robillard, en pince pour la clarinettiste Eva. Il va tout faire pour s’emparer de son cœur. Et ses cabrioles font finir par donner le résultat souhaité. Et les années passent et deux enfants à la clé. Sauf que des nuages vont venir obscurcir cette union. Et sa douce moitié se laisse bercer peut-être par d’autres sirènes amoureuses. Toujours est-il que le mari n’entend pas laisser son couple aller au naufrage. Il se remet en selle et entend la reconquérir. Ce qui donne lieu à des pages de grande chevalerie contemporaine. Dire que ce roman est délicieux est un euphémisme.»

Prague sans toi. Jean Lemieux. Québec Amérique 186p.
http://www.culturehebdo.com/livres.htm