Le télésérie Surprenant à TVA le 8 janvier

21 décembre 2024

La télésérie «Détective Surprenant – La fille aux yeux de pierre», disponible sur Club Illico sera diffusée sur TVA à partir du 8 janvier 2025, 20h00.

Basée sur le premier tome de la série Surprenant paru chez Québec Amérique, On finit toujours par payer, la série de six épisodes, entièrement tournée aux Îles-de-la-Madeleine, a été produite par Version 10. La scénarisation a été l’œuvre de deux écrivaines-scénaristes chevronnées, Marie-Ève Bourassa et Maureen Martineau, tandis que Yannick Savard s’est chargé de la réalisation.

Les deux rôles principaux, André Surprenant et Geneviève Savoie, ont été confiés à Patrick Hivon et Catherine Brunet.

La série a rencontré un vif succès. Il reste à espérer qu’une deuxième saison sera confirmée sous peu.


«L’Affaire des Montants» dans le journal de Montréal

26 novembre 2024

Le 23 novembre dans le cahier week-end du Journal de Montréal, Josée Boileau a publié une excellente critique du dernier Surprenant, L’Affaire des Montants.

«QUI A OSÉ TUER UNE FILLE DES ÎLES?

Le détective André Surprenant, ce familier des Îles-de-la-Madeleine, y retourne en plein hiver pour enquêter sur un meurtre dont chacun s’étonne et pour lequel les soupçons s’éparpillent.

Il y a maintenant plus de vingt ans que Jean Lemieux, à la fois médecin et romancier prolifique, nous fait suivre les pas d’André Surprenant. On a connu le policier aux Îles-de-la-Madeleine, où il travaillait pour la Sûreté du Québec. Depuis quelques romans, on le retrouve au service de police de la ville de Montréal.

Avec L’Affaire des Montants, Lemieux réconcilie le présent et le passé du policier. Il l’avait déjà fait dans le précédent, Les Demoiselles de Havre-Aubert, mais c’était un concours de circonstances: Surprenant avait contribué à une enquête aux Îles parce qu’il s’y trouvait en vacances estivales.

Cette fois, le policier se déplace dans le but précis d’enquêter sur un meurtre. Et on est loin du soleil: c’est décembre, il fait froid, il vente ferme et Noël est dans quelques jours. Or, Surprenant a juré à sa chère Geneviève qu’il sera de retour à temps pour la fête.

C’est un défi, car le crime est particulier. La victime est une fille des Îles, mère d’adolescents, éleveuse de moutons, assassinée alors qu’elle promenait son chien dans le chemin des Montants. L’animal a été aussi abattu. Et l’arme était munie d’un silencieux.

Florence Turbide est par ailleurs la belle-fille d’un vieil ami de Surprenant – c’est même à sa demande que celui-ci accepte de se mêler de l’enquête. Le SPVM n’y fait pas objection, car il semble y avoir des liens avec la mafia montréalaise.

De même, la jeune Olivia Mansour, de la SQ des Îles, comprend rapidement l’intérêt d’avoir un policier aguerri à ses côtés.

Il faut dire que les soupçons vont de tous les côtés: un ex hargneux, un conjoint séducteur, un proche jaloux. Entre autres… Mais de là à les imaginer tueurs… Les policiers se perdent à sonder les opinions de chacun, sans oublier les mensonges et les omisssions qui compliquent la donne.

Surprenant cherche donc la meilleure stratégie à suivre, avant de conclure qu’il vaut mieux «qualifier (cette enquête) de hors-norme plutôt que de broche à foin».

DU SUSPENSE

Le lecteur, lui, se laisse balader sans problème sur les chemins de Havre-aux-Maisons, rendus à leurs habitants maintenant que les touristes sont partis. Justement, ceux-ci causent de plus en plus de soucis.

«Ce qui était à vendre maintenant, ce n’était plus le homard ou la saveur locale, c’étaient les Îles elles-mêmes.

Spéculation foncière, entreprise artisanale qui vire vers l’industrie, changements climatiques qui érodent les berges: les Îles changent. L’histoire se déroule en 2013, mais on comprend que le phénomène s’est accentué depuis.

Fidèle à son habitude, Jean Lemieux insère sans peine des considérations sociopolitiques extrêmement pertinentes à ce qui relève néanmoins du polar classique. Et ici, on s’interroge jusqu’à la fin.

Voilà pourquoi on ne se lasse pas du solide Surprenant.»


«Détective Surprenant – La fille aux yeux de pierre» en compétition à Marseille

13 novembre 2024

La télésérie Détective Surprenant – La fille aux yeux de pierre, réalisée par Yannick Savard et produite par Version 10, sera en compétition au festival Marseille Séries Stories à la fin novembre.

Ce festival met en lumière des séries adaptées d’œuvres littéraires. Des productions italiennes, françaises, britanniques et espagnoles seront aussi présentées aux spectateurs à Marseille. Mettant en vedette Patrick Hivon et Catherine Brunet, la télésérie, lancée en décembre 2023 et basée sur On finit toujours par payer, est toujours disponible sur Illico +.

Une deuxième saison est en cours de scénarisation.


Lancement madelinot le 6 novembre

28 octobre 2024

Je suivrai les traces de mon personnage André Surprenant en me rendant aux Îles-de-la-Madeleine la fin de semaine prochaine. Contrairement à lui, je ne prendrai pas l’avion, mais le traversier.

L’événement aura lieu le mercredi 6 novembre de 17 à 19 heures à la librairie Flottille à Cap-aux-Meules, non loin du cap qui est en arrière-plan sur la page couverture du roman.

En attendant, il y aura aussi lancement sur la Grand-Terre, après-demain, 30 octobre, à la Librairie du Quartier.


Lancement de «L’Affaire des Montants» le 30 octobre à Québec

18 octobre 2024

L’affaire des Montants, le huitième roman de la série Surprenant, sera officiellement lancé le 30 octobre, de 17 à 19 heures, à la librairie du Quartier, 1120 avenue Cartier, à Québec.

Au plaisir de vous y rencontrer.

L’événement est organisé conjointement par Québec Amérique et la librairie. Vous pouvez signaler votre intérêt ou votre présence sur la page facebook du lancement à https://www.facebook.com/share/6bL6DP22u5NuZXyR/

Veuillez noter par ailleurs que le livre est disponible en pré-commande sur le site de Québec Amérique de même qu’en ligne sur différents libraires, dont celui de leslibraires.ca.


Hemingway et Pampelune

8 octobre 2024

Dans ce périple basque, j’ai voulu voir Pampelune. Ou plutôt revoir ou revisité une Pampelune que j’ai connue à l’adolescence quand j’ai lu Le soleil se lève aussi d’Ernest Hemingway, traduction française de The sun also rises.

Hemingway, grand écrivain et homme imbuvable, a déjà fait l’objet de deux articles sur ce blog, écrits en 2013. Il fait partie de ma vie, au même titre que d’autres écrivains aimés, Garcia Marquez, Fitzgerald, Anne Hébert, Durrell, Annie Ernaux et autres. Il m’a certainement marqué par la qualité de ses premières œuvres, les short stories et les deux premiers romans, où il a développé son célèbre art nouveau, cette écriture concive, minimaliste, directe qui allait tant influencer les écrivains américains et autres du vingtième siècle. Il a mis en pratique sa théorie de l’iceberg. Le texte n’est que le 10% émergé de l’œuvre. Le lecteur doit sentir les 90% restants.

Hemingway a sûrement mal vieilli. Aujourd’hui, sa vie personnelle le disqualifierait aux yeux d’un large public. Moins par son œuvre que par son aura d’écrivain maudit hollywoodien, il n’en demeure pas moins une figure symbolique incontournable, une sorte de marque utilisée par divers commerces, par des villes, pour s’auréoler d’un parfum de glamour.

Ainsi, Pampelune est presque aussi Hemingway que Prague est Kafka. Il y a une allée Hemingway près de la Plaza de Toros, un bar Hemingway à côté du Café Iruna, des photos en noir et blanc dans les bars, des magasins de souvenirs ornés de son visage barbu, etc. Bien sûr, Hemingway y a campé la deuxième partie de son premier roman. Bien sûr, Hemingway, au fil des ans, l’a revisitée quand aficionado il assistait à des corridas ou écrivait les articles qui allaient devenir Death in the afternoon.

Il y a plus. Dans une ville où l’événement fétiche est la course de taureaux dans les rues (la San Firmin), commentée chaque année ou presque dans les médias internationaux, Hemingway demeure un argument de vente facile, d’autant plus disponible que sa renommée s’est figée pour l’éternité par son dernier coup d’éclat, une balle dans la tête, en 1961.

Pourtant, l’homme Hemingway était un être fragile, quasi pathétique dans son apologie du danger et du courage. Le soleil se lève aussi raconte l’histoire d’amour impossible entre un vétéran qui a perdu ses couilles à la guerre et une aventurière instable. Le tout avait une saveur symbolique. Ernest Hemingway, l’écrivain nobélisé, a eu au total une vie personnelle catastrophique.

Pampelune, une jolie ville de grosseur moyenne, capitale historique de la Navarre, n’a peut-être pas besoin de s’accrocher à son souvenir. Quant au grand écrivain sonné par l’alcool et les commotions cérébrales, ses oeuvres restent et certaines résisteront encore longtemps à l’érosion du temps.


«L’Affaire des Montants» dans le Devoir

7 octobre 2024

Le texte qui suit a paru dans le Devoir du 5 octobre 2024, dans la rubrique des polars du mois.

«Les Îles en émoi

À quelques jours de Noël, sur le chemin des Montants, près de Havre-aux-Maisons, on trouve les corps de Florence Turbide et de son chien, tous deux abattus avec une arme de gros calibre. Les Îles sont en émoi… et le détective André Surprenant, du SPVM, est réveillé en pleine nuit par son ami madelinot Platon Longuépée qui insiste pour qu’il vienne régler l’affaire. L’enquête appartient bien sûr à la Sûreté du Québec des Îles — où Surprenant a travaillé en début de carrière, on le sait —, mais comme un des principaux suspects est lié à la pègre montréalaise, il trouvera le moyen d’être dépêché là-bas pour assister la jeune enquêteuse chargée d’élucider le meurtre. Même s’il connaît bien le terrain, Surprenant devra démêler les écheveaux de non-dits de la famille de la victime ; au bout du compte, il mettra quatre jours à identifier le coupable et ses motifs. On prendra plaisir à voir le détective replonger dans les paysages des îles de la Madeleine et à retrouver la fraîcheur du vocabulaire de ses amis.

Michel Bélair

L’affaire des Montants
★★★1/2
Jean Lemieux, Québec Amérique, Montréal, 2024, 300 pages.»


L’Affaire des Montants, en librairie le 29 octobre

30 septembre 2024

Ci-dessous, la couverture du Surprenant 8, L’Affaire des Montants, sur laquelle est bien identifiable Cap-aux-Meules enneigée. Une partie de l’action s’y déroule, mais le titre fait surtout allusion au chemin des Montants, à Havre-aux-Maisons, où une éleveuse de moutons et son chien ont été tirés à bout portant.

Des lancements auront lieu à Québec et aux Îles-de-la-Madeleine. Les détails sont à venir.

Communiqué:

Vendredi 20 décembre 2013. Quand un vieil ami lui demande de venir aux Îles-de-la-Madeleine pour élucider le meurtre d’une éleveuse de moutons et de son chien, André Surprenant s’envole sans hésiter, mais avec un certain sentiment d’urgence. Il a promis à sa blonde qu’il serait rentré pour Noël.
 
Sur place, jumelé à une jeune enquêteuse de la SQ sans expérience mais douée, Surprenant commence le bal des interrogatoires. Le conjoint charismatique mais louche, la meilleure amie exploitée, l’ex-mari antipathique, le faux frère jaloux, l’animatrice de télé aux liens douteux: personne n’a d’alibi très solide.
 
Surtourisme, spéculation foncière, tensions familiales, les pistes s’accumulent au même rythme que la neige. Surprenant est hanté par les révélations récentes de sa mère, qui lui a enfin confié les circonstances de sa conception. Sa mère flouée, cette femme assassinée, sa collègue intimidée… les destins des femmes autour de lui s’amalgament, le poussent à penser autrement et, qui sait, lui permettront peut-être de résoudre l’affaire.


Le prochain Surprenant en octobre

23 août 2024

Dans deux mois, soit vers la fin-octobre paraîtra le huitième tome de la série Surprenant. Le titre en est encore plus ou moins secret, question de mise en marché dans la très riche saison littéraire d’automne. Ce qui ne l’est pas, ce sont ses attributs essentiels et son sujet.

Ce Surprenant 8 se déroule aux Îles-de-la-Madeleine, en décembre 2013. Il s’agit donc d’un Surprenant d’hiver, une première si j’excepte une nouvelle, Dernière neige, parue dans Alibis il y a longtemps. C’est même un Surprenant de Noël, l’action étant concentrée entre le 19 et le 24 décembre.

Les écrivains ont leurs saisons, leurs paysages préférés. J’ai beaucoup écrit de livres ayant pour toile de fond la fin-octobre, aussi l’été. Jamais je n’avais réellement exploité la neige et les blizzards.

Parmi les thèmes abordés dans ce polar, il y a sans nul doute la dynamique particulière des Îles-de-la-Madeleine, un archipel isolé qui vit en partie de la manne touristique, mais qui doit composer en contrepartie avec les problèmes sociaux engendrés par les voyageurs et la spéculation foncière: crise du logement, désertification hivernale, polarisation des opinions, pénurie de services, manque de main d’œuvre. Sans compter l’érosion des berges causée par les dérèglements climatiques.

C’est dans cette société qui n’est plus idyllique que Florence Turbide, une propriétaire de bergerie de 41 ans, est retrouvée assassinée, une nuit, dans un chemin tranquille de l’île de Havre-aux-Maisons. À ses côtés, lui aussi tué par balle, un montagne des Pyrénées. Surprenant, appelé sur place par un appel de son ami Platon Longuépée, aussi par certains liens d’un protagoniste avec le crime organisé montréalais, se retrouve confronté à une famille éclatée, aussi avec une entreprise agro-alimentaire, bergerie et restaurant, gérée de façon poétique. L’intrigue, certainement tragique, n’exclut pas des moments d’humour et met une nouvelle fois en avant l’amour de Surprenant pour la cuisine et, par une facette de la personnalité de la victime, l’Italie.

En arrière-fond, le sergent-détective du SPVM, maintenant âgé de cinquante-deux ans, est agité par des soucis personnels. Sa mère Nicole est traitée pour un cancer avancé. Est-ce son dernier Noël? Il a par ailleurs appris les circonstances de sa conception qui étaient, selon les mots mêmes de sa mère (dit-elle toute la vérité?), pas romantiques pantoute. En enquêtant sur le meurtre de cette mère de trois enfants aux Îles-de-la-Madeleine en compagnie d’une sergente-enquêtrice de la SQ, Olivia Mansour, qui est elle-même en butte à des tracasseries administratives, il est troublé par l’omniprésence de la violence faite aux femmes.

Aussi, alors qu’il médite un samedi soir sur la plage déserte de la Dune-du-Sud, devant la mer glaciale, aura-t-il cette pensée: L’amour des mères et des femmes en général était un trésor d’une richesse infinie, que les hommes pillaient depuis la nuit des temps.


Les entre-deux

5 juin 2024

Entre juillet et février derniers, j’ai écrit le premier jet d’un roman de 70 000 mots. Les écrivains, moi en tous cas, tiennent parfois compte de leurs progrès de façon ordonnée, voire obsessive. Il s’agissait d’une moyenne d’environ 350 mots par jour. C’est peu et c’est beaucoup. Certains écrivent tous les jours. Ce n’est pas mon cas. Il y a des jours de vacances, de déplacements, d’obligations, de rencontres amicales ou familiales. Il y a aussi les jours de sécheresse, où l’on n’écrit pas une ligne, où l’on cherche le vent, où l’on trace des schémas dans des cahiers de notes. En ce qui concerne les polars, ces moments de vide peuvent être angoissants: la structure du récit, la mécanique des événements, sont complexes et cruciaux. Comme je ne fais pas de réel plan de livre, ces jours de mer étale, où je me trouve déventé, me font souvent craindre la vraie panne, le livre commencé puis laissé en plan.

Le premier jet part chez l’éditeur. Soulagement, allégresse, mais aussi doute. Est-ce que c’est bon? Une ou deux semaines de flottement, puis le livre revient avec les commentaires. Deuxième version. Pour le livre à paraître, j’ai supprimé 10 000 mots pour en écrire 15 000 nouveaux, à un rythme soutenu. La troisième version entraîne habituellement des changements moins exhaustifs.

Quand le livre part pour la révision linguistique, le travail n’est pas terminé mais presque. Commence l’entre-deux ou la germination du prochain livre. Souvent il s’agit de la reprise d’un manuscrit déjà commencé, d’une histoire informe qui recèle néanmoins son lot de personnages, de situations, d’images, qui germent dans un incubateur inconscient, sorte de serre printanière où l’on part ses plants.

Je suis alors «en vacances», delivré de la tâche d’arracher du néant, jour après jour, deux ou trois pages de texte. Ce repos dure de moins en moins longtemps. J’ai ressorti les cahiers de notes. J’ai imprimé les quarante ou cinquante pages écrites l’an dernier, les ai relues, méditées, appréciées, détestées.

Quand le prochain Surprenant sortira en octobre, je serai si tout va bien au beau milieu de la rédaction du prochain roman. Le livre qui paraît, qui prend vie dans l’esprit du lecteur ou plus souvent de la lectrice, appartient au passé. L’homme qui signe, derrière le comptoir, est déjà ailleurs.