Au salon du livre de Montréal

18 novembre 2010

Je ferai des séances de signature au salon du livre de Montréal samedi le 20 novembre de 15h à 16h30, puis de 18h30 à 20h.

Le dimanche, je serai présent de 11h à 12h30.


La constellation du lynx: un fort roman

9 novembre 2010

J’ai abordé le dernier roman de Louis Hamelin avec un certain scepticisme. J’avais seize ans en octobre 1970. «La Crise» constitue dans ma vie, comme dans celles de bien des Québécois, un nœud. Il y a eu un avant, un après. Il y a eu aussi tous ces romans, ces films, ces essais, ces reportages, ces hypothèses, ces accusations, ces démentis, ces procès plus ou moins bidon et surtout l’assourdissant silence des principaux acteurs, que ce soit les politiciens ou les terroristes.

Le roman de Hamelin, quarante ans après les faits, en suivait beaucoup d’autres. Qu’allait-il apporter de nouveau?

La constellation du lynx se signale certainement par la profondeur de son matériau historique. La brique de 600 pages regorge de détails, de points de vue, de révélations, que certains, évidemment, ne manqueront pas de contester.

Ce roman, après la polémique, comptera davantage par ses qualités artistiques. Louis Hamelin, un écrivain éminemment doué, a mis plusieurs années à peaufiner l’œuvre, qui témoigne d’une véritable maestria narrative. Le résultat est un livre baroque, déjanté, sauvage, polyphonique, dont la forme s’accorde à la complexité du sujet. Les morceaux d’anthologie abondent. Les descriptions de la nature abitibienne, les plongées dans l’univers des felquistes, de l’épisode de Percé aux troublants dialogues avec Madame Corps en France, les points de vue multiples et changeants, les niveaux de langue, du joual au précieux, les personnages attachants de Sam Nihilo et de Marie-Québec, tous ces éléments font que ce roman, probablement, passera l’épreuve du temps.

La constellation du lynx, par le sujet et par le style, est traversé, accessoirement, par le fantôme de Jacques Ferron, qui fut à la fois une victime, un témoin et un acteur de la crise.

«La crise d’Octobre était restée, depuis ce temps, la face cachée de la lune québécoise».

Paradoxalement, c’est peut-être par le biais de la fiction que ces événements, bien réels, nous deviennent compréhensibles.


Au Bookfest de Windsor

4 novembre 2010

Je serai au Bookfest de Windsor en Ontario cette fin de semaine.

Je participerai notamment à une table ronde sur le thème Mon livre en compagnie de Geneviève Lefebvre et Michel Thérien, le samedi 6 novembre à 14h à la galerie Rodzick de la Windsor Art Gallery.


Au salon du livre de Dieppe

21 octobre 2010

Je serai à Moncton au Nouveau-Brunswick ce week-end pour participer au salon du livre de Dieppe.

Je participerai à des séances de signature samedi et dimanche, de même qu’à un café littéraire, samedi à 16 heures, à la scène du Salon. Le sujet sera «L’écriture d’un roman». Je serai en compagnie de Gracia Couturier et Gaétan Arseneau Basque.


«Le mort du chemin des Arsène» reçoit le Prix des abonnés des bibliothèques de Québec

20 octobre 2010

J’ai eu l’honneur de recevoir hier soir le prix des abonnés du réseau des bibliothèques de Québec, dans la catégorie fiction, pour mon roman Le mort du chemin des Arsène.

Le prix a été décerné par vote du public, ce qui rend cette reconnaissance encore plus précieuse.

 


Fin du tournage aux Îles

11 octobre 2010

J’ai passé deux jours aux Iles à la fin septembre, pour assister notamment au tournage de La peur de l’eau.

L’expérience a été vivifiante, pas seulement à cause du vent et de la pluie qui sévissaient ce mardi mardi sur la plage du Premier Étang, à Bassin, ce matin-là.

Je me suis retrouvé à déambuler pendant quelques heures parmi mes personnages. Issus du roman, ils se retrouvaient catapultés dans un nouvel espace: incarnés, en chair et en os, par des comédiens, ils faisaient maintenant partie d’une autre fiction, ce film créé avec tous les artifices du cinéma moderne.

Pour l’écrivain, il s’agit en quelque sorte d’un rite de passage, qui n’est pas sans rappeler le départ des enfants de la maison familiale. Après être passés du manuscrit au roman publié, mes personnages ont quitté le roman pour aller vivre ailleurs, dans un espace qui ressemble au roman, certainement, mais qui est aussi autre chose.

Merci à Go Films pour l’accueil.

Pour finir, ce reportage de la WebTV des Iles.


Voyage aux Îles avec un parapluie

26 septembre 2010

Je pars demain soir pour les Îles-de-la-Madeleine.

J’y assisterai à quelques séances de tournage de La peur de l’eau.

Justement, on annonce de la pluie mardi et mercredi.

En souvenir de l’excellent livre de Louis Gauthier, j’apporterai un parapluie, bien que l’utilité de cet accessoire demeure, encore plus qu’en Irlande, relative sous les vents atlantiques.


Le tournage de « La peur de l’eau »: c’est parti!

14 septembre 2010

C’est ce matin, aux Iles-de-la-Madeleine, que débute le tournage de La peur de l’eau, long métrage inspiré de mon roman On finit toujours par payer.

Sous la direction de Gabriel Pelletier, une imposante distribution transposera à l’écran ce polar marquant l’entrée en scène du sergent-enquêteur André Surprenant, amateur de jazz, pianiste classique recyclé dans l’accompagnement de chansonnettes, joueur de hockey au sein des Dinosaures de JFT Électrique, père de deux ados et par ailleurs impliqué dans des complications sentimentales.

On finit toujours par payer, paru en 2003 aux Éditions de la courte échelle et réédité en format poche l’an dernier, raconte l’enquête sur le viol et le meurtre de Rosalie Richard, dix-huit ans, fille de Roméo, propriétaire crabier et maire de Havre-aux-Maisons.  La cégépienne, de caractère rebelle, est au centre d’une toile de relations complexes. Elle fréquente un dealer de Havre-Aubert, de même que son prof de français, est l’objet des fantasmes d’un concierge d’école douteux, est en mauvaises relations avec sa belle-mère et le second du bateau de son père, et demeure troublée par le suicide de son cousin Emmanuel, survenu quelques mois auparavant.

C’est de cet écheveau de relations inextriquables que Surprenant, lui-même en conflit avec un enquêteur dépêché du continent, devra faire jaillir la lumière.

Bonne chance à toute l’équipe.


Annonce de la distribution de « La peur de l’eau »

26 août 2010

Nicole Robert, productrice du film La peur de l’eau, inspiré de mon roman On finit toujours par payer, en a annoncé hier la distribution.

Pierre-François Legendre tiendra le rôle du sergent André Surprenant. Brigitte Pogonat sera Geneviève Savoie, tandis que Stéphanie Lapointe incarnera Rosalie Richard.

Parmi la distribution, on note la présence de Normand D’Amour, Pascale Bussières, Paul Doucet, Germain Houde, Maxime Dumontier, Sandrine Bisson, Isabelle Cyr, Alexandre Goyette et Michel Laperrière.

Produit par la maison Go Films, le film sera réalisé par Gabriel Pelletier. Le scénario est de Gabriel Pelletier et Marcel Beaulieu. Le film sera distribué par Remstar en 2011.

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/12383-ila-peur-de-leaui-frissons-et-grosse-distribution.

http://divertissement.ca.msn.com/cinema/branchez-vous/branchezvous-article.aspx?cp-documentid=25348177


Les premiers pas de Wallander

30 juillet 2010

J’ai acheté il y a quelques semaines une édition anglaise de 5 nouvelles de Henning Mankell, intitulée The pyramid.

Je n’ai pas tout lu Mankell, mais je crois que j’ai lu toute la série des Wallander, plus quelques autres romans dont notamment Tea-BagProfondeurs et Le cerveau de Kennedy.

J’étais un peu sceptique, les récupérations de premières parutions d’auteurs révérés se révélant parfois décevantes. J’ai lu les deux premières nouvelles et j’ai été charmé.

Kurt Wallander, cet anti-héros, y apparaît alors qu’il n’a qu’une vingtaine d’années. Jeune policier, il n’est pas encore chargé d’enquêtes criminelles. Mais déjà son personnage est tout à fait congruent, formé, le moule crédible de ce qu’il deviendra dans les grands romans qui marqueront sa maturité: solitaire, obstiné, sombre, rebelle et conformiste à la fois, porteur de cette angoisse qui deviendra, tel que l’écrit Mankell dans la préface du recueil, le leitmotiv de la série (qu’il a incidemment décidé de sous-titrer «Novels about the swedish anxiety»).

Il est d’ailleurs remarquable que Mankell, dans certains interviews, a laissé entendre qu’il en avait un peu marre de son personnage, le décrivant comme un homme avec qui il ne s’entendrait probablement pas.

Ces nouvelles se démarquent par une économie de moyens, un sens de l’ambiance, des esquisses de personnages qui ne sont pas sans rappeler, par certains aspects, Simenon.

Pour les aficionados de Mankell, on y découvre la genèse de la vie amoureuse et familiale de Wallander, notamment sa relation avec Mona, la mère de sa fille Linda.