Le mois dernier, les éditions de la courte échelle ont publié une édition en format poche de mes trois premiers romans.
La lune rouge, La marche du Fou et On finit toujours par payer sont maintenant disponibles sous de nouveaux atours.
Le mois dernier, les éditions de la courte échelle ont publié une édition en format poche de mes trois premiers romans.
La lune rouge, La marche du Fou et On finit toujours par payer sont maintenant disponibles sous de nouveaux atours.
Pendant que la pluie et la grisaille enserrent Québec, j’achève la lecture de Brooklyn de Colm Toibin.
Dans un style limpide, l’écrivain, deux fois nominé pour le Booker, y relate une histoire simple, une jeune fille émigrant aux États-Unis dans les années 50. Comme lieux, à part le Brooklyn d’après-guerre, il a choisi sa ville natale, Enniscorthy, dans le sud-est de l’Irlande.
Le livre et l’écrivain, que je fréquente depuis The heather blazing, méritent d’être connus. De mon côté, je me prépare à retourner, fin-août, dans ce pays qui me fascine tant. Bien que je n’aie – à ma connaissance – aucun ancêtre irlandais, je me sens curieusement chez moi chez nos voisins d’Outre-Atlantique.
Pendant ce voyage, à Dublin ou dans le Connemara, je précéderai certains de mes personnages, qui hibernent dans des manuscrits depuis plus de dix ans.
L’écriture est, comme bien d’autres choses, une longue patience.
J’ai toujours aimé Boris Vian. En lui, j’ai célébré l’homme-orchestre, écrivain, jazzman, ingénieur, critique, pataphysicien. Le 23 juin dernier marquait le cinquantième anniversaire de sa mort, survenue bien ou mal à propos lors du visionnement de l’adaptation cinématographique de J’irai cracher sur vos tombes. Ce jour-là, j’ai eu une pensée pour le Bison Ravi. Au collège, j’ai lu ses romans et mis ses poèmes en musique. J’ai parcouru sa biographie, fasciné par le foisonnement de cet esprit protéiforme. J’écoute toujours ses inclassables chansons.
Pourquoi évoquer le fantôme de Vian alors que cet article traite de l’actuel premier ministre du Canada? Une pièce intitulée L’équarrissage pour tous. Le verbe équarrir a plusieurs sens. L’un est de dégrossir, de tailler des pièces de pierre ou de bois pour les rendre carrées ou rectangulaires. Un autre est de dépecer les animaux morts dont la chair n’est pas consommable.
Par ses coupes dans les subventions aux organismes culturels, qui s’appuient sur des critères discutables, voire idéologiques, Stephen Harper cherche à nous « rendre carrés », à nier la création et la différence. La dernière réduction des budgets de Radio-Canada (800 postes, dont 50% dans le réseau français alors que les francophones comptent pour environ 25% de la population du Canada) est un acte politique.
En matière d’équarrissage, il semble que le chef conservateur, dans sa hâte d’américaniser la société canadienne, n’a pas la patience d’attendre que ses victimes soient mortes avant de les dépecer. Il découpe alors qu’elles palpitent encore.
Après de longues recherches, j’ai enfin pu mettre la main sur un enregistrement de la chanson «Le bord de la côte» de Romain Leblanc. L’enregistrement lui-même est de piètre qualité, mais j’ai pu trouver les accords et la mélodie au piano. J’ai été surpris: la musique est plus complexe que je l’imaginais. Ce Romain Leblanc est décidément un personnage étonnant.
Cet automne, plus précisément en septembre, paraîtra (enfin!) mon nouveau roman.
Le mort du chemin des Arsène verra mon avatar préféré, le sergent André Surprenant, aux prises avec une troisième énigme, un violoneux trouvé mort dans son salon aux Iles-de-la-Madeleine.
Autre nouvelle: j’atterris officiellement sur la toile.