Les charmes discrets de Limoilou

«Limoilou, lis-moi, dis-moi tout tout tout» (Réjean Ducharme)

C’est le duo Charlebois-Ducharme qui m’a fait connaître Limoilou, au début des années 70. Sans y avoir jamais mis les pieds, j’ai été d’abord charmé par la douce consonance du mot, ce «moi» entouré de deux L, cette finale qui rimait avec loup, Milou, filou, Marilou…

J’ai grandi en Montérégie, étudié à Montréal, travaillé treize ans aux Iles-de-la-Madeleine avant de me fixer à Québec en 1994, dans le quartier Saint-Sacrement. Limoilou était en bas de la côte, un enchevêtrement de ruelles, de hangars, de rues ombragées, de galeries, de balcons, d’escaliers tournants qui me ramenaient droit au «paysage natal» de mes parents, le Plateau Mont-Royal, plus précisément à la maison de mon grand-père Lapierre, sur la rue Fabre.

« Moi je suis d’une ruelle comme on est d’un village

Entre les hangars de tôle pi les sacs à poubelles

Entre la huit pis la neuf, entre la deux pis la trois

Entre l’école pis l’église, ma p’tite enfance est là…»

                                                                       La basse-ville

 Depuis 2005, je me suis laissé prendre par les charmes discrets du quartier. J’habite le pâté de maison dans lequel a grandi Sylvain Lelièvre. La ruelle de La basse-ville, je la vois tous les jours, en couleurs ou en noir et blanc, selon les saisons. Les temps ont changé, mais l’atmosphère évoquée par Lelièvre demeure, comme un parfum insistant.

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