Québec, mars 1998. Jacques Robitaille, alias le Fou, jeune historien nationaliste de 25 ans, travaille à son mémoire de maîtrise quand il décide de changer le cours de sa trop tranquille existence. Il veut donner plus de «rondeur» à sa vie. Trouver une liberté qui lui fait défaut. Le choix est clair, il lui faut partir. Tout vendre et partir.
D’abord Bangkok, une ville où tout est différent. Volontairement se confronter, remettre en question ses certitudes. Flirter avec l’inconnu. Se laisser entraîner par une passion amoureuse.
Mais les déplacements de Robitaille ne s’arrêteront pas à l’univers voluptueux de Paradise Bungalow. Son voyage intérieur empruntera bien des avenues. N’est-ce pas ce qu’il souhaitait? Lancé dans sa quête d’amour et d’identité, Jacques Robitaille n’aura jamais si bien porté son sobriquet de collégien: le Fou. Car aux échecs le fou a une marche particulière: la diagonale. Il ne peut avancer ou reculer sans faire un pas de côté. Dans tout apprentissage, il faut bien des détours pour arriver au but.
La marche du Fou est à la fois un roman d’apprentissage de facture classique et un road novel à clés multiples.
Montréal, Éditions de la courte échelle, 2000. Réédité en format de poche 2009, 218 pages.